Secrétaire général de Rénover, maintenant
Membre du Conseil national
Le 18 août 2006
Mes cher(e)s camarades,
A quelques jours de notre assemblée d’été et de la tenue lors de celle-ci de notre assemblée générale, et un peu plus d’un mois après qu’Arnaud a annoncé son soutien à Ségolène Royal, j’ai souhaité en quelques lignes vous faire part de mon sentiment face à cette nouvelle donne.
J’ai pris soin de ne pas m’exprimer depuis notre dernier conseil d’administration du 11 juillet, ni même de donner suite aux sollicitations de camarades souhaitant connaître ma position.
Mais devant celles et ceux qui ne veulent pas voir le mouvement profond d’incompréhension voire de rejet provoqué par ce ralliement et face à d’autres qui semblent vouloir s’organiser autour de ce même refus, il m’a semblé utile de revenir sur un certain nombre d’éléments.
La candidature d’Arnaud à l’occasion de la désignation interne de notre candidat aux présidentielles était et reste, à mes yeux comme à ceux de l’immense majorité d’entre vous, une évidence. Refusant courageusement, aux cotés de Karine, Thierry et Christian de signer la synthèse lors du congrès du Mans, il allait de soi que les idées mises à l’écart de la synthèse devaient s’incarner dans une candidature.
Candidature espérée par de très nombreux militants socialistes et attendue par d’autres, de cette Gauche qui se désespère de notre Parti.
La non-synthèse nous coûta cher. Nous en mesurions les conséquences notamment pour le NPS. Mais, face à ceux de nos camarades, qui contre toute attente, ont choisi de brader notre patrimoine commun, nous décidâmes de nous lancer dans cette belle aventure qu’est la construction de « Rénover, maintenant ».
Ce choix fût très vite celui de l’immense majorité des militants du NPS. En quelques mois seulement, RM s’est imposé comme l’aile rénovatrice du Parti socialiste.
Fidèle à nos fondamentaux, le refus de la synthèse et le développement de « Rénover, maintenant » permettaient politiquement et tout logiquement à Arnaud de présenter sa candidature. Son parcours, ses combats, son refus du traité constitutionnel européen, tout ce qu’il représente l’y conduisaient également.
Pourtant, Arnaud a fait le choix de ne pas être candidat. Cette décision m’attriste et attriste nombre d’entre vous. Dans la lettre qu’il nous a adressée, il revient sur un certain nombre d’éléments qu’il perçoit comme autant d’obstacles à sa candidature.
Les 30 parrainages imposés pour pouvoir concourir en font partie.
Nous aurions dû, dès ce critère envisagé, ce nouveau mauvais coup porté à la démocratie interne du parti, nous mobiliser pour combattre les manœuvres du Premier secrétaire.
